[] Battleship

Battleship

Tentative d’écriture d’un article à chaud … En presque live puisque le générique est en cours au moment où j’initie cet article. Battleship est un film d’action à l’américaine : avant même que le film commence, on sait déjà comment ça va finir et qu’il va y avoir de l’action à revendre. Et le plus important, on n’a pas besoin de notre cerveau pour le voir.

Les américains ont trouvé une planète d’un système lointain qui possède les mêmes caractéristiques que notre Terre. Il y a de grandes chances que la vie se soit développée là-bas. En 2006, le projet Beacon utilise les émetteurs satellites de Hawaï pour envoyer un message vers cette planète. C’est lors du grand rassemblement de la Navy, plusieurs années plus tard, que les aliens débarquent… Ça va péter !

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Ce film d’action possède un très grand avantage pour me plaire : Taylor Kitsch. Je suis comme une midinette devant cet acteur que j’ai découvert et adoré dans Friday Night Lights. Je trouve qu’il a une putain de gueule et un charisme de folie. Dans le rôle du mec branleur, « je m’en foutiste», capable de se défoncer et de prendre ses responsabilités quand il faut, il déchire. Son rôle ressemble à celui qu’il avait dans la série sur le football US et ça lui va très bien !

Dans les rôles secondaires, on retrouve Liam Neeson, égal à lui-même, un physique de brute qui en impose. Il y a aussi la chanteuse Rihanna qui ne s’en sort pas trop mal dans le rôle du garçon manqué, elle a une seule expression sur son visage pendant tout le film, mais bon, elle court bien… La sublime Brooklyn Decker a aussi droit à sa part d’héroïsme, elle est ici beaucoup moins déshabillée que dans Le Mytho, Just Go With It mais on apprécie de la voir quand même. J’ai aussi aimé la prestation de Gregory D. Gadson, colonel encore actif de l’armée américaine amputé de ses deux jambes. Même sans ses gambettes ce mec fait peur!

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Bref, le casting est loin d’être désagréable, les effets spéciaux sont absolument magnifiques, le scénario est très basique mais la fluidité entre les scènes ne m’a pas laissé le temps de m’ennuyer. Un autre point positif, un film qui passe Thunderstruck d’AC/DC en entier, en plein milieu du film, ne peut pas être nul.
Battleship est un bon film d’action qui m’a fait passer un très bon moment. Pour la petite anecdote, on peut voir dans le générique que ce film est inspiré du jeu de société Hasbro : la bataille navale… Oh mon dieu! Il a coulé mon porte-avion !

 

[] Taboo Tattoo – Tome 1

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L’année dernière, je me suis rendu à la Japan Expo, j’avais rendez-vous là-bas pour récupérer mes comics. Gourvy étant présent sur les lieux, pour aider à gérer le stand de la Wip Agency, je ne pouvais pas passer à côté d’une occasion de le voir. Bon, c’est la fête du manga tout de même ! J’en ai donc profité pour me rendre sur le stand Doki-Doki, éditeur de la série Sun-Ken Rock. J’y ai rencontré un vendeur fort sympathique, qui semblait sincèrement apprécier les produits de sa boite et qui a su me vendre plusieurs séries, dont les quatre tomes déjà parus de Taboo Tattoo.

Seigi est un adolescent qui a pour but de devenir toujours plus fort et de suivre les traces de feu son père policier. Pour cela, il apprend les arts martiaux avec son grand-père et c’est en se servant de ses dons au combat que sa vie va basculer. Sauvant un vieil homme attaqué par un duo de jeunes racailles, le jeune homme se voit offrir une pierre ornée d’un drôle de tatouage. C’est en prenant celle-ci dans ses mains qu’il voit le dessin se transférer au creux de sa paume. Il s’avère que ce tatouage est une arme, il en existe plusieurs variations donnant chacune un pouvoir différent à son propriétaire. Ces armes ont été introduites discrètement sur le territoire japonais et sont au coeur d’un conflit entre les Etats-Unis et un pays imaginaire qui semble tenir le rôle de « méchant ». Une femme lieutenant de l’armée américaine, bloquée dans un corps d’adolescente, se prend de pitié pour le jeune homme et ne lui retire pas l’arme dès leur première rencontre. Bien sûr, tout va basculer, le jeune homme va garder l’arme et coopérer avec la jeune femme et elle va se faire passer pour une élève de son lycée pour garder un oeil sur lui… On comprend mieux la pirouette étonnante qui place le lieutenant dans un corps de jeune fille…

Bon, vous l’aurez compris, le scénario est plutôt simplet et rappelle, sur certains aspects, le début de Bleach. Les possibilités d’approfondissement sont importantes et tout semble réuni pour faire un bon shônen blindé d’action. On passe très vite sur la récupération du tatouage : 2 pages. Le premier chapitre assemble les bases du personnage pour ensuite déclencher le conflit qui sera source de bastons et d’actions. Les ingrédients d’un bon shônen sont présents et on peut s’attendre à une multitude de pouvoirs et des combattants de plus en plus puissants. Le dessin de Shinjirô est sobre et quasiment toujours compréhensible, il y a deux ou trois cases où j’ai pris un peu de temps pour comprendre mais je pense que le problème était plus au niveau du découpage que du dessin en lui-même. Il n’y a aucun souci pour reconnaître un personnage et c’est largement suffisant, la force et la vitesse sont bien montrées, tout est très parlant et agréable à lire.

Bref, Taboo Tattoo est un shônen comme on en trouve partout, il n’a sûrement pas le petit plus qui le hissera au niveau des blockbusters mais ce premier tome s’est laissé lire très facilement et était plutôt agréable. C’est tout ce que je demande.

[] One Piece – Tome 63

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Il aura fallu attendre le tome 63 et une déferlante d’articles sur les mangas pour voir arriver ma première review d’un tome de One Piece. Il faut dire que ce Shônen a une place particulière dans mon cœur. Longtemps boudé à cause des personnages au design complètement surréaliste, c’est maintenant pour moi un atout majeur de la série qui a su se hisser au top du genre. Je ne m’ennuie jamais en lisant un tome de ce manga et encore plus fort, après 63 volumes, je suis toujours curieux et intéressé par le scénario.

Ce tome fait partie du premier arc narratif après une coupure de 2 ans de l’histoire. Nous sommes donc dans la partie Z (ou shippuden pour les plus jeunes) de la série. La crainte est de voir les mêmes ficelles que pour Dragon Ball ou Naruto arriver avec un enchaînement de bastons, entraînements, montées en puissance… Alors, forcément, on a la montée en puissance de l’équipage, ils ont passé 2 ans à s’entraîner, mais je trouve que Eiichirō Oda se débrouille très bien pour en montrer le moins possible sur les nouvelles capacités de chacun des personnages. On voit bien qu’ils ont tous une puissance largement supérieure mais il apparaît clairement qu’ils ne se défoncent pas pour en arriver là. Oda ne lance pas toutes ses cartes d’un coup et joue terriblement bien avec le lecteur et son envie d’en voir plus.

Dans ce tome, notre équipage est divisé et certains sont dans des situations plus que loufoques. Luffy vient de libérer la princesse du château pour l’amener découvrir le monde après avoir passé 10 ans cloîtrée dans sa chambre. Zoro, Pipo, Nami et Brook sont aussi dans le château et ont pris en otage le roi … Oui rien que ça … Et sans forcer ! Chopper est resté sur l’île des Hommes-Poissons pour soigner les saignements de nez à répétition de Sandy déclenchés lorsqu’il voit les jolies sirènes qui l’entourent. Et il me semble que Nico Robin et Franky sont encore sur le bateau. Bref, ils sont tous éparpillés et une bonne partie de l’équipage se retrouve dans des situations rocambolesques. C’est bien évidemment à ce moment que les Hommes-Poissons pirates choisissent d’attaquer la famille royale.

Ce tome met en place les protagonistes avant la grosse baston qui va nous en révéler un peu plus sur la puissance de chacun. Chaque personnage a déjà montré un peu de sa puissance, la mise en place se fait dans ce tome et il semble clair que nous allons avoir droit à un prochain volume blindé d’action. J’en ai l’eau à la bouche… Les dessins sont toujours aussi sympas et Oda a réellement un don pour imaginer des personnages originaux et classes.

Il n’est pas compliqué de conclure, cette série n’est pas numéro 1 pour rien, chaque volume est vraiment un régal. Cette série, c’est de la bombe bébé.

[] Songes – Tome 1 – Coraline

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Vous connaissez peut-être Terry Dodson, un dessinateur américain que j’ai découvert à travers sa participation aux comics Uncanny X-men. Au début, j’étais très critique, notamment sur ses visages féminins trop carrés et se ressemblant tous. Puis, j’ai vite trouvé que son style, associé à l’encrage de sa femme, était parmi les dessins les plus agréables du moment. Le monsieur ayant un contrat lui permettant de créer pour le marché européen, il s’est associé aux Humanos et à un scénariste français Denis-Pierre Filippi.

Songes - T1 CoralineCoraline se présente chez un certain Vernère pour postuler au poste de préceptrice. Au milieu d’un manoir robotisé au maximum par un enfant génie, elle aura pour objectif d’aider ce jeune inventeur à se divertir. Le gamin est très souvent dans son laboratoire, l’esprit occupé à imaginer d’autres machines toujours plus farfelues, comme ce tracteur spécialement prévu à la construction de cabane dans les arbres.A la fin de sa première journée, la jeune femme a du mal à cerner le jeune homme et se couche avec plein d’interrogations.

Au milieu de la nuit, elle se réveille et trouve dans sa penderie deux personnages hauts en couleurs qui lui font revêtir un ensemble trop serré et trop sexy. Elle se retrouve rapidement dans un nouveau lieu : au milieu d’un abordage par des pirates. Elle se fait finalement enlever par l’un d’eux et il a bien l’intention d’en profiter !

Un manoir steampunk, un système de rêve pouvant amener l’héroïne n’importe où et pouvant multiplier les références (dans le deuxième rêve, on aperçoit le Titanic sombrer), une Coraline toujours sexy… Le scénariste a imaginé un univers pouvant happer le lecteur pour de nombreux volumes. L’histoire est très agréable, le secret du maître du manoir semble évident mais plein de zones d’ombre subsistent, plusieurs mystères ont été distillés par Denis-Pierre Filippi,  et nous invitent à surveiller la sortie du deuxième tome.

Niveau dessin, Dodson est époustouflant, les décors sont magnifiques et Coraline est à couper le souffle. Elle ressemble beaucoup à son Emma Frost, mais dévoile beaucoup plus que ce qui se fait dans un comics mainstream, pour le plus grand plaisir du lecteur!

J’ai découvert récemment la participation de Dodson à ce projet de bd européen et je dois dire que je suis absolument ravi d’avoir pu trouver ce tome d’occasion chez Aaapoum Baaapoum (alors que j’y allais précisément pour ça). Une histoire agréable, des dessins splendides et sexys et une touche d’humour… C’est exactement ce que j’aime. Le tome 2 est d’ailleurs enfin disponible après une très longue attente.

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[] Sun-Ken Rock – Tome 1

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Sun-Ken Rock est la série qui m’a fait plonger dans les mangas. Après ma relecture de One Piece et Naruto, j’ai cherché une histoire sympa et reposante, j’ai jeté un oeil du côté des Seinens, un peu coquin, bien bourrin et surtout pas prise de tête. J’ai trouvé cette série.

Sun-Ken Rock - Tome 1Ken, un jeune japonais, un brin paumé, s’est pris un beau bash par la jeune Yumi de ses rêves. La jeune demoiselle rêve de devenir flic et part pour la Corée dès le lendemain afin d’accomplir son rêve. Un an plus tard, Ken l’aperçoit dans un reportage portant l’uniforme. C’est une révélation, en un an on peut être policier en Corée! Il plaque tout, s’envole aussitôt pour la Corée afin de devenir policier, et surtout, conquérir le cœur de la jeune fille. Seulement, ce n’est pas si simple et un an après son arrivée, il vit reclus dans un appartement de 3 mètres carrés. C’est en vrai loque qu’il recroise Yumi et se tape la honte de sa vie. Complètement dépité, le jeune homme se saoule dans un pocha où le vieux propriétaire lui offre le repas par pitié. C’est alors que des mafieux entrent dans le restaurant ambulant afin de raquetter et tabasser le propriétaire. Ken s’interpose, défonce les trois mafieux et déclare le vieil homme sous sa protection. Le voici plongé dans le monde des mafieux…

Autant le dire tout de suite, le scénario n’est pas extraordinaire, les personnages changent d’avis de façon parfois très abrupte, mais ce n’est pas grave, l’histoire n’en est que plus légère et sympathique. Pour ce qui est des dessins, Boïchi est carrément meilleur, c’est absolument splendide. Les personnages enfantins dans les moments légers se retrouvent très adultes, sévères et sombres lorsque la situation est plus tendue. Les expressions de Ken sont excellentes, les mimiques soulignent parfaitement les émotions du moment. Et je ne vous parle pas de Yumi en uniforme ou de la serveuse du bar en tenue sexy, c’est tout bonnement à baver… Le trait est suffisamment fin pour servir parfaitement le récit et est réellement l’atout majeur de ce premier tome.

Vous l’aurez compris, Sun-Ken Rock n’est pas le manga du siècle, il ne concurrence pas les blockbusters du moment, mais ne joue pas dans la même catégorie. Ce manga est une bouffée d’air frais avec un récit traité avec légèreté tout en racontant une histoire parfois sombre. Boïchi n’hésite pas à mettre du gore avec du sang en abondance, mais de façon réaliste et du coquin avec des scènes explicites et détaillées. Bref, j’ai vraiment apprécié la lecture de ce premier tome, donc rendez-vous est pris pour le prochain.