[] Block 109

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Kilfou du forum de Canard PC parle très souvent et dans de très bon termes de Block 109. Je me suis toujours dit qu’il fallait que je lise cette bande déssinée. Comme souvent, ce fut un achat non anticipé qui ramena cette bd dans ma liste de lecture. Je ne sais pas si c’est hype mais c’est vrai que je n’ai jamais entendu autrechose que des éloges sur ce bouquin. Il fallait bien passer le pas un jour, surtout que l’univers et le type de scénario me plaisent vraiment. Une uchronie, avec comme point de déclic la seconde guerre mondiale, forcément j’allais craquer tôt ou tard.

Block 109

Première page, Hitler s’épuise à son habitude dans un discours devant une assemblée nazie monumentale. Mais cette fois, il ne finira pas son discours, il est arrêté net par une balle de sniper qui traverse son crâne. Hitler n’est plus ! L’empire nazi ne faibli pas pour autant, Heidrich se retrouve aux commandes des SS et un certain Zytek devient grand maître du nouvel ordre teutonique, Hochmeister. Le 8 mai 1945, l’opération Nuit Noire a lieu, l’Allemagne envoie ses missiles nucléaires sur le Royaume Uni et les Etats-Unis. Il ne reste plus qu’un seul front opposant l’Europe conquise à l’URSS, et le résultat des combats n’est pas en faveur de l’Empire Allemand. Tout ceci n’est que l’introduction : le récit se déroule en 1953, l’Allemagne est coincée dans un conflit qui n’en finit plus et qui ronge petit à petit les forces germaniques.

Je ne vous en dirais pas plus, l’introduction magnifique qui se fait en quelques pages avec un résumé succinct des événements qui ont dessiné l’état du monde dépeint, un champ de bataille entre les Russes et les Allemands. Cette mise en bouche est tout simplement extraordinaire, il m’a suffit de lire ces quelques pages pour être accroché à l’histoire et avoir envie de connaître la suite. Le choix artistique est tout aussi puissant que cette introduction puisque nous restons dans un assemblage de blanc, noir et de nuances d’ocre donnant un côté sale au dessin, seul le rouge, que se partagent l’emblème nazi et le sang, enfreint cette règle. Le dessin de Ronan Toulhoat garde un aspect crayonné qui accentue parfaitement ce côté poussiéreux et est vraiment pas dégueulasse.

Le jeune duo que forment Toulhoat et le scénariste Vincent Brugeas tape un grand coup pour leur première publication, Block 109 est un récit uchronique extraordinaire qui m’a complètement conquis. Un duo débutant qui signe un récit vraiment excellent, bien dessiné et bien dirigé. Je pense que j’irai jeter à oeil aux albums qu’ils ont publiés dans le même univers.

[] Übel Blatt – Tome 1

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Bonjour ! Oui, pour une fois, je te salue toi, lecteur … et je te tutoie !  Aujourd’hui, je suis un fou… Sache cher lecteur que mon goût pour la lecture est venue grâce à ma curiosité envers les univers d’héroique-fantasie. Mes premiers bouquins lus volontairement, et plutôt tardivement d’ailleurs, étaient de la collection des Royaumes Oubliés. Du coup, quand j’ai découvert un seinen dans un univers médiéval fantastique, j’ai été fortement intéressé. A l’époque du début de la série, en 2007, j’ai longuement hésité mais finalement, je n’ai passé le pas qu’à la Japan Expo 2012…

Übel Blatt - tome 0 L’univers d’Übel Blatt est basé sur une légende qui régit encore le fonctionnement même du monde. L’empire de Szaaland en guerre contre Wischtech, envoya quatorze guerriers armés de lances sacrées vaincre l’ennemi. Trois de ces soldats moururent en chemin, quatre autres trahirent le groupe et furent tués pour les sept restants. Ces sept héros revinrent en vainqueurs après avoir anéanti les armées ennemies.

Nous sommes vingt ans après, et les contrées frontalières de l’empire, guidée par les quatre lances de la trahison, qui ne sont finalement pas mortes, s’apprêtent à l’envahir. Mais un homme, à l’œil balâfré et maniant une épée noire, a bien l’intention de s’en mêler. Bien sûr, cet homme n’est autre que notre héros, un jeune garçon aux oreilles pointues maniant le pouvoir de l’épée noire, des lames sombres au bout de chaînes qui sortent de son bras. Il ne peut certes utiliser son pouvoir que lorsque la lumière de la Lune tombe sur lui, il n’en est pas moins un redoutable combattant armé d’une simple épée. Sa quête, on ne la connaît pas mais il semble animé d’une volonté forte pour tuer les quatre lances de la trahison…

La mythologie mise en place dans ce tome et la façon d’intercaler le héros dans cette histoire est totalement maîtrisée par Etorōji Shiono et ce n’est pas sur ce seul point que l’auteur assure : les dessins sont vraiment superbes, et même dans les moments intenses, l’action est parfaitement claire. Le style reste tout de même assez sobre, il n’y a pas de niveau de gris, seulement le trait encré, ce qui n’empêche pas d’avoir un niveau de détails suffisant pour rendre le tout très beau.

Tu l’auras compris, j’ai bien apprécié cette lecture ; l’univers, le personnage, son côté énigmatique, tout ces points font que j’ai bien l’intention de lire la suite avec avidité.

[] Space Chief Caisar

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Je vous l’ai déjà dit mais en découvrant Sun-Ken Rock, j’ai vraiment apprécié le dessin de Boïchi et son style s’adaptant à la situation. C’est pour moi un vent de fraîcheur et chaque lecture d’un tome sur le gang est un réel moment de détente. C’est sans hésitation que j’ai sauté sur ce One-Shot sortie

de l’esprit et de la plume de cet auteur.

Space Chef Caisar est l’histoire de Caisar, un chef … Un chef cuisinier, si ce n’est Le chef de cuisine ultime. Lorsque le manga commence il vient de sauver la terre et est découvert caché et épuisé dans un garde-manger que l’équipe de Mänade vient de voler. Ce groupe est composé de trois superbes jeunes demoiselles qui ont pour métier « monster hunter ». Elles parcourent l’univers à la recherche de contrats pour anéantir les monstres qui tyrannisent des villages entiers. Notre héros, outre sa capacité à faire de la cuisine fantastique, a la particularité assez originale de n’être qu’un petit homme tout chétif quand il n’est pas coiffé de sa toque de chef. Dans cet état, il est surnommé Shin-chan par les trois demoiselles et devient l’esclave cuisinier de ces trois jeunes filles. Avoir à bord un tel cuisinier est une aubaine pour ces mercenaires fauchées. Lors de chaque chapitre, notre héros devra revêtir sa toque pour se transformer en grand Caisar et participer à un duel culinaire autour d’un produit ou d’une recette prédéfinie.

Soyons honnête, ce manga, c’est du grand n’importe quoi. Les histoires sont toutes du même acabit et font la part belle aux scènes cocasses, à de l’action et à du bon gros fan service. Je reste fan du dessin de Boïchi, c’est vraiment excellent, totalement drôle et coquin, avec un équilibre que je trouve agréable.

C’est de la grosse série B déjantée qui n’aspire qu’à nous divertir et ça marche, c’est pas aussi excellent que Sun-Ken Rock mais c’est suffisamment sympa pour prendre du plaisir à le lire. Ca ne va pas changer le monde mais le temps d’un One-Shot, ça se laisse apprécier.

[] The Social Network

The Social network

De nos jours, tout le monde utilise les réseaux sociaux, et il en existe une tonne ! Mais le grand, celui par qui tout est venu, c’est Facebook. Soyons honnête, je suis pas un spécialiste de ces trucs là. J’essaie de m’y intéresser, notamment depuis que j’ai lancé ce blog, je crachais sur Twitter et maintenant je suis presque jaloux d’une partie de ma TL et de sa facilité à communiquer avec cet outil, c’est un don que je n’ai pas. Par contre, regarder un film et en parler, ça je peux !

Mark Zuckerberg est un étudiant d’Harvard. C’est un bon gros nerd qui, à cause de ses problèmes de communication et de son égo, va se faire plaquer par sa copine. En rentrant au campus, il décide de mettre à jour son blog en partageant ses sentiments sur son ex. Bon, c’est un petit con et il finit par dire du mal, on peut le comprendre, ça soulage après s’être fait plaquer, mais sur le net… Il va pousser l’idée plus loin et va pirater tous les sites du campus pour récupérer les photos des demoiselles. Il va ensuite s’en servir pour créer un site où on compare et note deux à deux la photo de ces demoiselles. En quelques heures, le site atteint plus de 22000 connexions et fait exploser le réseau de l’université! Cela suffit pour que Mark se fasse remarquer par tout le campus, mais surtout par des jumeaux ayant une belle idée pour créer un site. Mark va bien évidement leur faire à l’envers et créer le site que nous connaissons tous.

Ce film nous raconte l’histoire de la création de Facebook de façon chronologique avec comme fil conducteur la bataille juridique qui oppose Mark Zuckerberg aux jumeaux ainsi qu’à son meilleur pote et co-fondateur du FacebookEduardo Saverin. Le film est bien construit et on voit l’évolution de l’entreprise Facebook, les acteurs sont crédible et Jesse Eisenberg arrive très bien à retranscrire le côté petit con de Mark Zuckerberg. D’ailleurs je ne savais pas que l’un des créateurs de Napster avait eu son rôle à jouer dans la création du réseau social, lui aussi à l’air d’être un beau petit con…

Ce film est un bon divertissement et nous en apprends plus sur la création du site que nous utilisons tous plusieurs fois par jour…

Social Network

[] Mercenaires – Tome 1 – La Meute du Griffon

mercenaires

J’aime le monde de la bande dessinée mais j’ai du mal à me tenir informé de ce qui se fait et ce qui cartonne. Ce n’est pas particulièrement compliqué, il y a plein de bons sites sur le sujet, mais c’est surtout par manque de temps. Du coup, il m’arrive souvent d’errer dans les rayons bds franco-belges de la Fnac et de regarder ce que chaque étale a à me proposer. Il est rare que je me laisse tenter sans me renseigner un minimum mais je dois dire que pour Mercenaires, la petite étiquette « nouveauté coup de coeur », et mon visionnage de l’intérieur ont eu raison de moi et m’ont fait craquer.
Mercenaires Il faut dire qu’une histoire où les personnages principaux sont des orcs, dont le peuple est plutôt du côté des gentils et évolue dans un univers proche du Japon féodal, est loin d’être quelque chose que j’ai l’habitude de voir. Mo-kua s’aperçoit, en faisant des analyses, que la muraille qui bloque le Mal est sous le point de céder. Il s’empresse de prévenir son seigneur. Celui-ci, ancien Chef de la légendaire meute du griffon, mercenaire respecté, est maintenant un seigneur dont la parole n’est que rarement écoutée et dont les avertissements ne sont pas entendus. D’après lui, il est temps de reformer la troupe de mercenaires impitoyables, mais il n’ira pas les mener au combat. Il confie à Mo-Kua, surnommé l’intendant, la mission de reformer la meute et de nommer un ancien membre chef. Il part donc à l’aventure, prêt à retrouver ses anciens compagnons.

L’étiquette « coup de coeur » du vendeur de la Fnac comparait ce récit au voyage de la communauté de l’anneau. Je ne suis pas totalement d’accord. Malgré une couverture montrant une troupe déjà bien formée et rappelant le début du voyage du porteur de l’anneau, ici, le groupe n’est pas formé et c’est principalement le récit de ce tome. L’objectif principal est de présenter chaque personnage et le contexte de ce monde inspiré du Japon d’antan. Du coup, l’histoire est loin d’être novatrice mais la lecture se fait facilement et la découverte de chaque membre de la meute est un moment attendu et sympathique. C’est donc le dessin qui rend le tout fort agréable. Il est signé Paolo Deplano et ses illustrations d’orcs seigneurs de guerre samourais sont vraiment géniales.

Ce tome d’introduction remplit parfaitement son rôle: il nous compte une histoire sympathique mise en avant par des dessins excellents. Des orcs montant une meute d’irrésistibles Mercenaires dans un univers médiéval japonais, c’est très séduisant et je serai donc au rendez vous pour le prochain tome.