[] Tomb Raider

Tomb Raider

Tomb Raider - édition Combat StrikeCela fait un bon moment que je n’ai pas fait la review d’un jeu vidéo, et en plus je vais vous parler d’un jeu qui vient tout juste de sortir. Le fameux Tomb Raider, ce reboot de la série nous présentant la jeunesse et la toute première aventure de l’icône des jeux vidéos : Lara Croft.

La jeune femme, à bord de l’Endurance, est à la recherche du Yamatai! Civilisation mythique qui n’a jamais été découverte mais qui fait l’objet de nombreuses expéditions infructueuses! A l’opposé du docteur Whitman, Lara pense qu’il faut se rendre à l’est, dans le triangle des dragons, lieu mystique rappelant le triangle des Bermudes. La météo ne les épargnera pas et brisera l’Endurance en deux, envoyant l’archéologue en herbe à l’eau. La jeune femme échouera seule sur une plage de l’île la plus proche. Elle n’est pas loin de ses collègues, mais à travers la tempête, elle n’arrive pas à se faire entendre et ses chances de les rejoindre sont anéanties par un joli crochet dans la mâchoire envoyant la jeune femme dans les vapes.

Elle se réveille pendue la tête en bas dans un lieu rouge sang, éclairé à la bougie, donnant l’impression d’être à un rituel mystique d’une tribu primitive. Elle arrive à se décrocher et se retrouve blessée, à terre, mais, pour notre plus grand plaisir, nous donne l’occasion de la diriger pour la première fois dans cette aventure. La suite, vous la connaissez tous, on ne fait que suivre un couloir avec quelques QTEs (précision pour Môman : QTE = Quick Time Event, il faut appuyer sur les boutons qui apparaissent à l’écran avec le bon timing), on parcourt le chemin montré dans la vidéo de présentation du jeu qui a été présenté à l’E3 (je crois)…

Cette séquence ne représente pas le jeu, c’est la suite qui est intéressante: nous allons devoir survivre dans un milieu hostile, ainsi qu’aux survivants des précédents crashs. La réalité est une grosse claque pour Lara Croft: il faut apprendre à survivre et devenir une aventurière, apprendre à sauter au dessus du vide et s’accrocher à la paroi d’en face, traverser un ravin en équilibre sur un tronc d’arbre… Et ce n’est que le début! Il faudra approcher un cadavre, tuer un animal et le dépecer pour se nourrir, puis survivre aux autres et tuer un homme… Tout ce début de chapitre nous montre que nous avons en main une jeune femme qui n’était pas préparée à tout ce bordel, qui n’a jamais fait le con à 15km de haut accrochée d’une main, qui n’a jamais eu à exploser le crâne d’un homme… Et le jeu d’acteur est là pour nous le montrer, on se demande si la demoiselle n’est pas au bord de la crise de nerfs, si elle ne va pas exploser en plein vol pour tout abandonner et se laisser mourir, mais sa force d’une caractère la transformera rapidement en véritable aventurière, en machine de guerre capable d’anéantir toutes menaces…

Désolé ma biche, mais il va falloir tuer pour survivre...

Désolé ma biche, mais il va falloir tuer pour survivre…

Elle devient un véritable Nathan Drake, tout le monde le dit, et ce n’est pas difficile de faire le rapprochement entre les deux héros tellement les jeux sont proches dans la construction. On enchaîne escalades, combats et séquences vidéos, faisant avancer le scénario au même rythme qu’un Uncharted. Et les mecs de Crystal Dynamics ont eu totalement raison de prendre comme exemple cette superbe franchise et s’en sortent à merveille. Il n’y a aucun temps mort et on n’a jamais envie de s’arrêter! J’ai été littéralement happé par le jeu comme seuls les Uncharted arrivent à faire!

Une chose diffère avec Lara Croft par rapport à Nathan Drake, c’est son magnifique arc. J’ai pris un réel plaisir à essayer d’anéantir mes ennemis sans me faire remarquer. Elle maîtrise son arc à la perfection et c’est une arme silencieuse et monstrueuse; je m’en servais même souvent comme arme principale dans les combats ouverts contre des hordes d’ennemis. D’ailleurs, la jeune femme pourra récupérer des matériaux dans des caisses, sur les cadavres des ennemis ou dans les quelques tombeaux cachés sur l’île, et s’en servir pour améliorer ses armes. Ainsi, elle pourra améliorer son arc pour le rendre plus puissant, précis, améliorer sa cadence de tir ou encore utiliser des flèches explosives !

De quoi rendre jaloux Kevin Costner dans Robin des Bois ...

De quoi rendre jaloux Kevin Costner dans Robin des Bois …

Je viens de parler des tombeaux cachés. Ne pensez pas trouver les immenses jeux d’escalade comme dans Assassin’s Creed, mais plutôt une seule petite salle contenant une énigme d’escalade jamais trop compliquée, mais toujours originale. Au bout, on trouvera un gros gain en matériaux pour améliorer nos armes et souvent une carte au trésor nous permettant de trouver plus facilement les reliques, livres et géocaches cachés dans la zone. Il vous faudra d’ailleurs tous les trouver si vous voulez terminer le jeu à 100%, c’est simplifier par ces cartes au trésor et par le don qu’a Lara pour mettre en valeur ses objectifs en appuyant sur LB, mais ne vous permettra pas de tout trouver facilement. Dans chacune des zones, il existe des objets cachés qu’il faudra détruire, comme des posters, des énormes cocons ou des plus subtiles colliers en forme de soleil. Heureusement, ces objets apparaîtront en dorés lorsque vous activez l’instinct de Lara (LB) et que tout passe en noir et blanc, petite aide mais qui n’empêche pas de nombreux aller-retour pour tous les trouver. Lara peut d’ailleurs se téléporter entre les différent feux de camps, nous permettant de revenir sur des lieux déjà visité pour reprendre une recherche après avoir avancé dans l’histoire. Ces feux de camps sont des lieux de repos permettant d’attribuer les points de compétences gagnés où d’améliorer ses armes…

Techniquement, je n’ai rien à redire, c’est superbe. L’île est crédible et les personnages très bien modélisés, nos coéquipiers sont un peu des stéréotypes mais ça ne gène pas l’aventure; ce qui compte, c’est la jeune archéologue qui s’affirme et devient une véritable aventurière shootée aux scènes d’action de notre époque…

Tomb Raider

Il me reste un sujet, les QTEs. Je vous en ai parlé au début, ils se font plus rares lors du reste de l’aventure mais sont toujours présents. Même si certains m’ont un peu énervé, ils sont plutôt bien fichus, logiques et bien intégrés dans le décor. Bon, ils m’ont quand même valu quelques morts… D’ailleurs, sur ce sujet, il est toujours amusant de voir notre héroïne mourir embrochée par un tronc au niveau de l’estomac, par une branche traversant la mâchoire pour sortir derrière la tête, ou s’enfonçant sur une lance plantée dans le sol…

J’en parle rarement mais cela faisant partie de la promo du jeu, l’archéologue est doublée en français par Alice David. Bref, elle s’en sort très bien…

Ce Tomb Raider est un excellent jeu qu’il ne faut pas rater. Certes ce n’est plus la même Lara Croft qu’il y a 15 ans, mais il faut vivre avec son temps, et ce reboot est une véritable réussite. Pour finir le jeu à 100% sans guide, il m’aura fallu pas loin d’une vingtaine d’heures mais ce n’était que du plaisir… Et pour qu’un jeu me motive à fouiller tous les recoins pour le finir à 100%, c’est qu’il vaut vraiment le coup ! Alors foncez !

[] Hunger Game

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Lors de sa sortie en salle, ce film a fait beaucoup parler de lui. Plus exactement, la promotion du film a été énorme et intense. Un matraquage total flirtant entre Harry Potter et Battle Royale. J’étais à la fois curieux et dubitatif.

Depuis la dernière grande révolte, les districts, grands perdants de cette guerre, doivent fournir chaque année une jeune fille et un jeune homme qui devront participer au Hunger Game. Un grand show télévisé dans lequel les participants s’entre-tuent et tentent d’être le dernier survivant pour être désigné gagnant. Dans le district 12, c’est l’heure de la moisson devant désigner ses deux représentants. Primerose a atteint l’âge pour être choisie et angoisse à l’idée d’être tirée au sort. Sa grande soeur Katniss tente de la rassurer… Le sort leur jouera un mauvais tour, car c’est l’unique coupon de la jeune soeur qui est tiré et Katniss n’hésite pas à se porter volontaire pour la sauver. Elle sera accompagnée du jeune Peeta pour représenter son district. Il leur faut rapidement dire au revoir à leur famille avant de partir pour la capitale. Le jeu ne commencera pas de suite, il faut d’abord se présenter au public et tenter de plaire aux sponsors. Ces derniers pourront influencer le déroulement du jeu en faisant parvenir des objets à leur chouchou.

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C’est d’ailleurs sur ce point que le film a gagné ma sympathie. Ce côté présentation me fait penser à des gladiateurs des temps modernes issus de la pauvreté qui pavanent dans un monde de richesse absolue. Le clivage entre les pauvres des districts aux couleurs ocre et les riches hyper colorés est très bien rendu dans cet univers post-apocalyptique. J’ai beaucoup aimé ce côté où les joueurs doivent faire abstraction de la peur d’une mort quasi certaine pour faire la promotion d’eux-mêmes. Contrairement à Battle Royale, le jeu n’est pas qu’une punition infligée au peuple, c’est avant tout un divertissement. Ma femme m’a fait remarquer, à juste titre, qu’il y avait un petit côté Truman Show dans la présentation du jeu.

Dans le rôle principal, on retrouve Jennifer Lawrence qui s’en sort très bien. Dans les second rôles, on notera la présence de pas mal de têtes connues tel que les géniaux Woody Harrelson et Donald Sutherland et le chanteur Lenny Kravitz. Le casting est cohérent et agréable tant pour ses quelques stars que pour tous les jeunes participants au Hunger Game.

Pour conclure, je dirais que ce film est une bonne surprise et son battage médiatique m’avait préparé a beaucoup moins bien.

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[] Polina

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Bastien Vivès fait partie des auteurs hypes du moment; en 2009 il a même reçu le Prix Révélation du Festival d’Angoulême pour son album Le goût du chlore. D’ailleurs, en me documentant sur le bonhomme pour cet article, j’ai découvert qu’il avait fait Poungi la racaille, un pingouin de la cité sur la banquise dont j’ai un bon souvenir avec quelques sketches savoureux qui avaient fait le tour du web à l’époque. Je suis loin d’être un adepte de ce genre d’auteurs ou d’œuvres, mais bizarrement Polina avait quelque chose de magnétique qui m’attirait lentement pour finalement terminer dans ma pile de choses à lire.

Polina est l’histoire d’une jeune fille russe qui va, sous les conseils de sa mère, passer une audition pour l’Académie de Danse du professeur Bojinski. Il s’avère que la jeune fille a un léger problème de souplesse, mais possède un don que l’expert a su repérer. La jeune fille entre donc à l’internat pour suivre les cours et aspirer à devenir une grande danseuse. C’est le début d’une relation particulière entre l’enseignant et l’élève. Deux êtres liés par une relation étrange. Il est difficile de raconter l’histoire de ce livre, on suit la vie de la jeune fille avec comme fil rouge sa relation avec son prof. Elle évolue, devient adolescente puis femme, fait des choix de vie et de carrière, mais garde une graine de pensée pour la personne qui lui a appris à voir la danse sous un angle différent.

Je ne saurais en dire plus sur l’histoire, c’est une sorte de road trip la vie de Polina, avec quelques trous, mais toujours avec une certaine légèreté et surtout une fluidité hallucinante. J’ai été littéralement emporté par le récit. Le trait du dessinateur y est d’ailleurs pour beaucoup, loin de mes styles favoris mais je dois dire que la couverture à elle seule a su me motiver à chercher et à apprécier la qualité de ces dessins. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je suis complètement subjugué par cette image. Je ne sais pas trop pourquoi, peut-être par ce trait simple mais clair qui rend Bojinski maître de la précision du mouvement d’une Polina qui se donne du mal pour faire le mieux possible. Dès la couverture, la relation est établie, c’est sûrement ce qui m’a fait franchir le pas pour cette œuvre alors que je ne suis pas encore prêt à acheter d’autres bandes dessinées faisant l’unanimité.

Vous l’aurez compris, je ne déroge pas à l’avis de la masse; et je vous conseille chaudement cette œuvre atypique et légère qu’est Polina. Un véritable coup de cœur.

[] Sun-Ken Rock – Tome 2

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Nous revoilà pour une autre review de Sun-Ken Rock, le Seinen de Doki-Doki qui en a dans le slibard ! Comme vous avez pu le lire, j’ai été véritablement conquis par ce manga et, si je ne dévore pas la série d’un coup, c’est simplement pour me laisser le temps d’écrire un article sur chaque tome et ne rien mélanger entre chacun d’eux.

Nous retrouvons ici notre chef de gang assez énervé. Le pauvre bougre se rend compte que ses actions ont un véritable impact sur la vie d’autres personnes, notamment sur la vie de Miss Yoo. A la fin du précédent volume, Ken vole au secours de la jeune femme alors qu’elle est agressée dans le bar où le groupe passe ses journées. Les agresseurs appartiennent à un gang très important qui n’accepte pas que des personnes leur résistent. Dès le début de ce tome, on voit Ken en galère contre un mec bien balèze. Le récit nous raconte comment il est arrivé à se battre contre ce mec. Miss Yoo a été kidnappée par ce fameux gang, ils la retiennent prisonnière afin d’attirer Ken et lui faire la peau. Et bien sûr, notre héros ne se fait pas prier et fonce dans le tas pour aider la demoiselle en détresse.

Boïchi est vraiment impressionnant, les dessins sont extrêmement beaux et clairs. Les styles sont mélangés et renforcent chaque scène parfaitement. C’est super agréable à l’œil et, rien que pour la qualité du travail de l’auteur, ce manga mérite d’être lu. Parce que le scénario, c’est un autre sujet, c’est très léger. Mais je m’en fous, ça ne compte pas, c’est une histoire de mecs qui se bastonnent souvent, enrobée d’humour, de sexy et de trash. Il se dégage un côté méga Badass autour des personnages et des situations. C’est tout simplement un shônen pour adultes, pas de prise de tête dans l’histoire. On a juste un groupe de mecs qui veulent devenir plus forts, le tout avec un traitement adulte et noir. Enfin, Boïchi sait faire preuve d’humour pour faire retomber le côté sérieux du scénario : le passage où les malfrats expliquent à Ken pourquoi ils se battent avec seulement comme armes des couteaux à sashimi est succulent.

Ce tome 2 n’aura fait que renforcer mon avis sur cette série et, maintenant que l’article est rédigé, je vais m’empresser de dévorer le tome 3.

[] Battleship

Battleship

Tentative d’écriture d’un article à chaud … En presque live puisque le générique est en cours au moment où j’initie cet article. Battleship est un film d’action à l’américaine : avant même que le film commence, on sait déjà comment ça va finir et qu’il va y avoir de l’action à revendre. Et le plus important, on n’a pas besoin de notre cerveau pour le voir.

Les américains ont trouvé une planète d’un système lointain qui possède les mêmes caractéristiques que notre Terre. Il y a de grandes chances que la vie se soit développée là-bas. En 2006, le projet Beacon utilise les émetteurs satellites de Hawaï pour envoyer un message vers cette planète. C’est lors du grand rassemblement de la Navy, plusieurs années plus tard, que les aliens débarquent… Ça va péter !

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Ce film d’action possède un très grand avantage pour me plaire : Taylor Kitsch. Je suis comme une midinette devant cet acteur que j’ai découvert et adoré dans Friday Night Lights. Je trouve qu’il a une putain de gueule et un charisme de folie. Dans le rôle du mec branleur, « je m’en foutiste», capable de se défoncer et de prendre ses responsabilités quand il faut, il déchire. Son rôle ressemble à celui qu’il avait dans la série sur le football US et ça lui va très bien !

Dans les rôles secondaires, on retrouve Liam Neeson, égal à lui-même, un physique de brute qui en impose. Il y a aussi la chanteuse Rihanna qui ne s’en sort pas trop mal dans le rôle du garçon manqué, elle a une seule expression sur son visage pendant tout le film, mais bon, elle court bien… La sublime Brooklyn Decker a aussi droit à sa part d’héroïsme, elle est ici beaucoup moins déshabillée que dans Le Mytho, Just Go With It mais on apprécie de la voir quand même. J’ai aussi aimé la prestation de Gregory D. Gadson, colonel encore actif de l’armée américaine amputé de ses deux jambes. Même sans ses gambettes ce mec fait peur!

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Bref, le casting est loin d’être désagréable, les effets spéciaux sont absolument magnifiques, le scénario est très basique mais la fluidité entre les scènes ne m’a pas laissé le temps de m’ennuyer. Un autre point positif, un film qui passe Thunderstruck d’AC/DC en entier, en plein milieu du film, ne peut pas être nul.
Battleship est un bon film d’action qui m’a fait passer un très bon moment. Pour la petite anecdote, on peut voir dans le générique que ce film est inspiré du jeu de société Hasbro : la bataille navale… Oh mon dieu! Il a coulé mon porte-avion !