
[Review] La Délicatesse … le livre
Je vais encore une fois vous parler d’un livre qui est loin, mais très loin, du genre que j’affectionne le plus : La fantasy. Enfin, vous avez le droit d’en douter car je ne vous ai jamais parlé d’un bouquin de ce genre encore. Ça viendra.
La délicatesse est un best-seller de David Foenkinos qui s’est vu adapté au cinéma fin 2011, en même temps que je le parcourais. Lorsque je me balade dans les rayons littératures de la Fnac avec ma femme nous regardons fréquemment les meilleures ventes, on passe rarement le pas à acheter un des livres mis en avant mais parfois, au détour d’un thème ou d’un quatrième de couverture particulièrement inspiré on craque.
C’est ma femme qui a sorti ce livre du présentoir, et après avoir lu le résumé me l’a passé pour me le faire lire. J’ai lu et j’ai aussitôt posé le bouquin dans notre pile à acheter. Et me voilà à vous écrire une review sur une histoire humaine, une histoire d’amour.
Soyons honnête l’histoire n’est pas ultra méga géniale, elle est sympa mais c’est du déjà vu. Non ce qui fait tout le truc c’est l’écriture. C’est décalé et drôle, la construction est originale avec plus de cent chapitres sur deux cents et quelques pages. Par exemple, au milieu d’un chapitre, un personnage se demande qui a pu inventer cette moquette qui l’empêche d’entendre les bruits de talon. Le chapitre suivant l’auteur nous sort un petit paragraphe sur l’origine de la moquette, simplement. J’adhère complètement !
Le quatrième de couverture est un extrait du tout début du livre, et je ne peux résister :
« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité »
C’est perché, simple et efficace. L’auteur arrive à faire passer les sentiments parfaitement que ce soit le bonheur absolu, le doute de soi, de l’autre, l’inquiétude ou la maladresse du corps quand le cœur commande. Ce livre à reçu plus d’une dizaine de prix littéraire en 2010 et le mérite grandement.
Je vous conseille deux choses, foncez et ne lisez rien de plus sur son sujet, si vous avez aimé le résumé présent au-dessus, foncez! Ça vaut le coup !










