[] Mark of the ninja

Mark Of The Ninja

Les soldes Xbox Live Arcade ne sont certes pas aussi alléchantes que celles de Steam, mais elles permettent de mettre la main sur des jeux fort sympathiques à petit prix. En même temps que Dust: an elysian tail, Microsoft nous a proposé de débourser moins pour Mark of the ninja, jeu d’infiltration en scrolling horizontal.

Un clan de ninjas se fait attaquer par une armée et subit de lourdes pertes. Il va alors élire l’un de ses ninjas pour traquer les commanditaires de cet assaut. Pour l’aider dans sa quête, il va recevoir un tatouage secret qui permet de décupler ses capacités physiques. A travers 12 niveaux, le héros devra partir à la chasse aux gros bonnets.

On part donc à travers les niveaux avec comme objectif principal d’atteindre notre cible et de la tuer. Pour chaque niveau, 3 objectifs secondaires sont proposés, comme tuer X gardes par pendaison, ne pas se faire repérer, ou encore cacher X gardes dans une poubelle. Ce n’est pas tout, les développeurs ont trouvé une astuce pour nous donner envie de visiter à fond les niveaux : 3 parchemins sont dissimulés, certains sont accessibles dans le niveau, d’autres demandent de traverser une salle énigme pleine de pièges.

Chaque action rapporte des points. Plus le joueur a de points, plus il a de chance de décrocher 3 badges au niveau. Bien sûr, se faire repérer fait perdre des points alors que tuer furtivement ou cacher un corps rapporte des points. Il est donc très conseillé de la jouer au maximum en mode infiltration sans se faire repérer.

A la fin de chaque niveau, le joueur récupère donc un nombre de badges, jusque 9 badges (objectifs, parchemins, points) utilisables comme monnaie pour débloquer des costumes, armes secondaires ou pièges. Avant chaque niveau, le joueur choisit un costume, un objet d’attaque  et un objet de distraction. Enfin, certains costumes font changer le style de jeu. J’aime particulièrement la voix du silence qui permet de ne faire aucun bruit et d’embarquer un deuxième objet de distraction au détriment de l’arme. Aucun bruit mais impossible de tuer…

La diversité des actions du personnage, le grappin, les mises à mort, les différentes cachettes et les multiples objectifs font que ce jeu n’est jamais lassant. La durée de vie de la campagne est largement honnête et débloque ensuite un mode « new game + » enlevant toutes les indications (sons, angle de vue…). Bref, je vous conseille fortement de jeter un coup d’oeil à ce jeu avant de mettre votre 360 au placard et passer sur la nouvelle génération.

Propriétaire des lieux, je blog pour le fun, pour échanger sur mes passions avec qui veut. J'aime les jeux vidéo depuis l’Amstrad CPC 6128, je joue maintenant sur PC. J'aime les comics que j'ai découvert avec Spawn et Danger Girl, maintenant je suis plus Spider-Man et quelques indés, tout en VO Single ou TPB. J'aime lire grâce à la série des Royaumes oubliés, grâce à Cyric, Drizzt et Elminster. J'aime les mangas grâce à Dragon Ball, et les shonens. J'aime les BDs grâce aux éditions Soleil, j'essaye de récupérer mes lacunes sur des vieux classiques. J'aime l'imaginaire.

[] Ekhö, monde miroir – Tome 1

ekho

Si vous aimez les bds légères dans un univers fantasy et que vous feuilletez souvent les bds de l’éditeur Soleil, vous avez forcément déjà lu ou vu une histoire du prolifique Arleston. L’auteur du très populaire Lanfeust de Troy ou du génialissime, jamais terminé (Grrr), Les Feux d’Askell, nous revient avec un nouveau monde original dans Ekhö, monde miroir.

En plein vol pour New York, Fourmille Gratule se fait réveiller par une sorte d’écureuil parlant. Il veut lui faire signer un contrat lui donnant accès à la succession de sa tante Odelalie. Décédé depuis des années dans notre monde, le presshaun (écureuil parlant) affirme que, dans son monde, elle a passé l’arme à gauche depuis peu de temps. Dans la folie d’énormes turbulences, Fourmille accepte la succession et se retrouve propulsé, avec son voisin, dans un univers parallèle. Ils ne sont plus dans un avion mais dans une grosse poche de cuir accrochée sous le ventre d’un dragon.

Arleston nous ici amène dans un autre univers fantaisiste loufoque avec des dragons remplaçant des avions, des écureuils parlants ou encore un métro posé sur un mille-pattes. Et c’est ça la véritable réussite de ce tome car l’intrigue principale est beaucoup trop légère et son dénouement rapide. À peine a-t-on découvert le monde et les personnages principaux qu’il faut refermer la bd. L’intrigue est beaucoup moins travaillée que l’univers, on voit bien que l’auteur souhaite nous montrer la richesse de son monde et lancer des intrigues plus globales. La plus grande étant sur ces presshauns qui dévoilent une partie de leur nature aux lecteurs, mais le cache très bien aux protagonistes.

Le dessin est très dynamique et riche en détails, sublimé par des couleurs vives qui rajoutent un côté fantasque à l’univers. Le dessin d’Alessandro Barbucci est terriblement efficace.

Une mise en bouche agréable qui donne envie de lire la suite… Ça tombe bien le tome 2 vient tout juste de sortir et il se déroule à Paris !

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[] Dust : An Elysian tail

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Cela faisait un bon moment que je n’avais pas fait un jeu où le personnage principal commence amnésique. Cette astuce scénaristique est presque aussi vieille que le jeu vidéo. Il faut dire que cela permet de mettre le personnage principal au même niveau que le joueur: les deux doivent redécouvrir ensemble l’univers, le passé du héros et tout ce que le monde attend de lui. Le problème, c’est que le joueur est habitué et attend le scénario au tournant. Dans tous les cas, on s’attend à sauver le monde.

Dust se réveille au milieu de la forêt et est rejoint par une épée mystérieuse qui lui promet de l’aider à découvrir qui il est. Juste derrière la lame magique, arrive un petit être mignon nommé Fidget. Elle est la gardienne de l’épée et, comme cette dernière refuse de quitter Dust, elle va aussi suivre notre héros dans ses aventures.

On part donc à l’aventure dans cet univers 2D pour essayer de retrouver les origines de Dust. La première chose qui m’a frappé, c’est le design ! La 2D n’est pas morte et en HD, ça claque ! Le jeu est vraiment magnifique, les couleurs sont chatoyantes et le charadesign donne une impression de fait main assez rafraîchissant.

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Ce côté artisanal s’explique surement par les origines du jeu, développé presque entièrement par un seul homme, Dean Dodrill, initialement prévu pour le marché indé de la Xbox 360. Mais en gagnant le Microsoft Dream.Build.Play Challenge, il s’est offert une place au soleil sur le Xbox Live Arcade, ayant l’honneur de clôturer le Summer of Arcade 2012 !

Il faut dire que le gameplay du jeu est excellent, et j’en viens donc au deuxième point qui interpelle le joueur:  le côté sur-vitaminé. Le personnage virevolte dans tous les sens, distribuant des tatanes à tous les monstres croisant son chemin. Pour attaquer nos ennemis, il n’y a pas des dizaines de combos à retenir. Si on apprend au début que le personnage possède un enchaînement sympathique, on utilisera majoritairement la magie de Fidget associée au tournoiement de l’épée. Nous pourrons ainsi augmenter les dégâts réalisés et surtout, toucher toutes les créatures présentes à l’écran. Il faudra seulement éviter de trop presser le bouton pour éviter de se blesser soi-même, la surchauffe est jamais loin !

Pour avancer dans l’histoire, le personnage aura une quête principale qu’il récupérera auprès des villageois rencontrés dès le début de l’aventure. On sera amené à visiter de grandes zones construites comme dans un Metroid et sa fameuse carte. D’ailleurs, on s’aperçoit rapidement que tout n’est pas atteignable tout de suite et qu’il faudra avancer dans l’histoire pour débloquer de nouvelles aptitudes. Au fil du jeu, Dust apprendra à faire un double saut, faire des glissades ou encore s’accrocher aux lianes sur les murs.

Le jeu garde un aspect RPG puisque à force de massacrer du monstre, on gagnera des niveaux nous offrant des points à investir dans quatre capacités: la vie, la force, la défense ou encore pour améliorer les attaques de Fidget. Il nous est impossible de créer un personnage totalement déséquilibré car une capacité ne pas avoir plus de 4 points au-dessus des autres (par exemple, si la défense est à 6 points, on ne peut pas mettre plus de 10 points dans les autres capacités). Personnellement, j’ai augmenté en priorité la magie de Fidget pour frapper toujours plus fort.

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Un autre aspect RPG est la possibilité de changer d’équipement. De nouvelles pièces pourront être trouvées dans les coffres ou lâchées par des monstres. Ces derniers laisseront tomber également des matériaux qui seront utiles pour créer des objets. Il faudra d’ailleurs vendre au moins une fois un nouveau matériau dans une boutique pour les voir s’approvisionner de celui-ci. Une fois l’histoire un peu avancée (très rapidement), il sera possible de fabriquer un objet depuis n’importe où et de l’équiper directement, pas de prise de tête à aller acheter les ingrédients puis aller voir un forgeron au fond d’une immense zone… C’est simple et agréable.

Pour tout vous dire, à l’instar de Tomb Raider, ce jeu m’a motivé pour le finir à fond et même plus, puisque je suis arrivé à 117% de complétion du jeu… Dire que je l’ai eu à moitié prix, j’y ai bien passé 15 heures, plus que certains jeux vendus à 70 euros. Donc même si il n’est pas en promo, foncez sur cet excellent jeu !

[] Happiness Therapy

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Je n’arrive pas à me rappeler la dernière fois où je suis allé au ciné avec ma douce, ça n’a jamais été mon truc. Mais l’occasion était trop belle, le gamin étant en vacance (à Noël) chez Mamie, nous avons décidé de faire une petite soirée en amoureux. Nous avons fait le combo logique, mais fort agréable, du restaurant suivi d’une séance de cinéma pour voir Happiness Therapy. Au final, le resto était sympa mais pas top, mais le film succulent !

Pat sort de l’hôpital psychiatrique et retourne habiter chez ses parents. Ces quelques mois passés là-bas lui ont permis de faire un grand travail sur lui: maintenant il essaye de positiver à tout moment. Son nouveau mot préféré : « Excelsior », il faut positiver ! Il lui reste tout de même un gros problème, il veut absolument renouer avec sa femme. On apprend rapidement pourquoi Pat a été enfermé car sa bipolarité s’est révélée quand il a découvert sa femme nue dans leur douche avec un autre homme. Pat a complètement pété les plombs et a bien failli tuer l’amant de son épouse. Malgré ça, il reste obnubilé par son ex-femme et veut tout faire pour la revoir. Il rencontre la jeune Tiffany qui lui propose de l’aider à reconquérir sa femme à condition qu’il participe avec elle à un concours de danse. Un lien va se créer entre ces deux apprentis danseurs au passé difficile.

Happyness Therapy

Pour tout vous dire, je suis allé voir ce film juste parce que plusieurs collègues m’en avaient dit du bien; je n’avais vu que l’affiche et entendu quelques commentaires. Je m’attendais à une comédie dramatique un peu ennuyante, mais je suis tombé sur une véritable comédie. J’ai été ému, j’ai beaucoup ri, j’ai adoré les personnages. Pat, joué par un super Bradley Cooper, lance des répliques à pleurer de rire. Le personnage est totalement déconnecté de la vie réelle et ne cache jamais ce qu’il pense, ce qui donne droit à des dialogues souvent savoureux. Comme pour Limitless, il partage l’affiche avec Robert De Niro qui joue son père. Les deux personnages sont complètement barrés et leurs scènes sont extraordinaires. La partenaire de danse de Pat est joué par Jennifer Lawrence. Je l’avais trouvée plutôt cool dans Hunger Games mais là, elle est géniale, elle a d’ailleurs décroché l’Oscar pour son rôle. Bradley Cooper aurait pu lui aussi décrocher ce genre de distinction car il est vraiment exceptionnel, tout le casting est génial en fait, y compris Chris Tucker qui a peu de scènes mais toujours très drôle.

Bradley Cooper et Robert De Niro ... ils sont fous !

Bradley Cooper et Robert De Niro … ils sont fous !

En fait, les acteurs sont servis par une écriture vraiment géniale avec des dialogues et des scènes vraiment excellentes. Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce film. Je savais que les critiques étaient bonnes mais je ne pensais pas m’éclater autant. Je n’aime pas trop le cinéma, on est mal installé, les gens sont pénibles, ils font trop de bruit, la choucroute de la fille devant moi m’empêchait de bien voir les sous-titres… Je suis mieux sur mon canapé, mais passer une soirée avec ma petite femme comme ça, c’est à refaire, c’est très sympa…

Propriétaire des lieux, je blog pour le fun, pour échanger sur mes passions avec qui veut. J'aime les jeux vidéo depuis l’Amstrad CPC 6128, je joue maintenant sur PC. J'aime les comics que j'ai découvert avec Spawn et Danger Girl, maintenant je suis plus Spider-Man et quelques indés, tout en VO Single ou TPB. J'aime lire grâce à la série des Royaumes oubliés, grâce à Cyric, Drizzt et Elminster. J'aime les mangas grâce à Dragon Ball, et les shonens. J'aime les BDs grâce aux éditions Soleil, j'essaye de récupérer mes lacunes sur des vieux classiques. J'aime l'imaginaire.

[] Dishonored

Dishonored

DishonoredArkane Studio fait partie de ces studios de jeux vidéo mythiques, français et auteur de grands jeux tels qu’Arx Fatalis et Dark Messiah of Might and Magic. Ils reviennent sur le devant de la scène avec un jeu d’infiltration dans un univers steampunk. Ce jeu me fait de l’œil depuis sa sortie. Je ne suis pas un grand fan d’infiltration pure et dure, je m’ennuie, m’agace et jette l’éponge facilement devant un Hitman mais la presse, les blogueurs et tous les joueurs que je connais, étaient unanimes sur ce jeu. J’étais très attiré par lui. Sa baisse de prix et le fait de m’être amusé à jouer « discret » dans Tomb Raider, m’ont fait franchir le pas. Et pour tout vous dire, je ne regrette pas une seconde.

Notre personnage, Corvo, revient d’un voyage à l’étranger. Il est le protecteur de l’impératrice et de sa fille, et pourtant, il était parti loin pour essayer de trouver un remède à la grande peste qui s’abat sur la population. Malheureusement, il revient les mains vides et s’apprête à l’annoncer à l’impératrice. Au cours de leur entrevue, des assassins arrivent. Malgré la résistance valeureuse du joueur, on n’arrivera pas à sauver l’impératrice. Elle est assassinée et sa fille enlevée. Les comploteurs profitent de la présence de Corvo pour l’accuser et l’envoyer en prison.

Quelques mois plus tard, peu de temps avant notre exécution, un message nous est passé insistant Corvo à s’évader et rejoindre les rebelles dissidents qui cherchent à libérer la jeune impératrice et à dénoncer le complot. A la fin de ce premier chapitre, une fois évadé, on rencontrera une sorte de dieu, l’Outsider. Il apposera sa marque sur la main de Corvo, lui donnant accès à plusieurs pouvoirs. Le premier, le clignement, permet de se déplacer rapidement vers un point éloigné. La distance parcourue n’est pas énorme et il faut qu’aucun obstacle ne bloque le passage, mais c’est extrêmement pratique pour atteindre des corniches ou même se faufiler entre les gardes.

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C’est le seul pouvoir offert, après, il faut chercher des runes disséminées à travers les niveaux pour ensuite les dépenser pour acheter, ou améliorer des pouvoirs. Le premier pouvoir que j’ai acheté permet de transformer automatiquement les corps en poussière des personnes assassinées discrètement. Très pratique, ça m’a toujours gonflé de devoir planquer les corps des gardes dans ce genre de jeu. Un autre pouvoir que j’ai pris permet de prendre possession du corps d’un animal, honnêtement je l’ai pris en prévision du niveau 2 qui permet de posséder un humain sans me rendre compte à quel point ce premier niveau était pratique.

On le découvre dès le deuxième chapitre, juste après s’être évadé de la prison, lorsque le jeu nous montre les possibilités que Corvo a pour passer la première porte. Outre la solution de rentrer dans le tas et défoncer tous les gardes, on peut essayer de passer plus en finesse. Et c’est à ce moment que le jeu nous montre son génie, il n’y a pas qu’un chemin discret. On peut essayer de contourner la porte en s’aventurant dans les ruelles latérales, utiliser le clignement pour escalader et passer au-dessus de la porte, ou alors prendre possession d’un rat et passer dans de petits tunnels d’égouts.

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Les solutions sont multiples et, en cherchant des runes dans le décor, on découvre des solutions qu’on n’avait pas imaginées. Le level design et toutes les missions annexes enrichissent considérablement chaque chapitre. En fouillant bien on trouvera toujours une solution non létale pour arriver à notre but. On sent d’ailleurs que choisir d’épargner ou non nos cibles aura une incidence sur la fin du jeu.

Tout au long du jeu, on s’émerveille de la richesse de l’environnement mais aussi de la patte graphique nous plongeant dans un univers steampunk résolument british vraiment très « charming ». C’est pas le jeu le plus beau du moment mais ça a de la gueule !
Que dire de plus sur ce jeu à part que c’est une tuerie ? J’ai commencé le jeu en me disant que je tenterai la voie discrète sans me prendre la tête: si je me fais chopper par les gardes, je les bute et j’avance. Dès le troisième chapitre, je me suis pris au jeu et j’ai essayé de trouver la solution subtile, quitte à recharger la partie !

Si vous n’avez pas encore mis la main sur ce jeu, foncez ! Il ne faut pas passer à côté de ce monument et du retour gagnant d’Arkane Studio.

Dishonored